Corriger votre vision pour vous libérer des lunettes.
Le Dr Charles Van Went pratique la chirurgie réfractive et notamment la technique SMILE, qui permet de corriger la myopie sans création de volet cornéen, par une micro-incision.
Le praticien
Dr Charles Van Went
Le Dr Van Went exerce à l'Institut Parisien d'Ophtalmologie, dans le 15e arrondissement de Paris. Sa pratique couvre la chirurgie réfractive, la cataracte et le suivi des pathologies de la surface oculaire.
- D.I.U. Chirurgie réfractive et de la cataracte — Université Paris 11, Kremlin-Bicêtre
- Auteur de publications sur la biomécanique cornéenne et l'astigmatisme post-chirurgical
- Consultations à l'Institut Parisien d'Ophtalmologie, 2 Villa du Mont Tonnerre, Paris 15e
Chirurgie réfractive
Le choix de la technique dépend du défaut visuel à corriger, de l'épaisseur cornéenne, de la topographie, du diamètre pupillaire et du mode de vie du patient. Lors du bilan préopératoire, le Dr Van Went détermine la méthode la plus adaptée en tenant compte de l'ensemble de ces paramètres.
Comprendre les défauts visuels
L'œil humain fonctionne selon un principe optique comparable à celui d'une caméra : la lumière traverse successivement la cornée (lentille principale assurant environ 70 % du pouvoir réfractif total), l'humeur aqueuse, le cristallin (lentille interne accommodative) et le vitré pour former une image nette sur la rétine. Lorsque la géométrie du globe oculaire ou la courbure de la cornée ne permettent pas une focalisation précise sur la rétine, on parle de trouble de la réfraction (ou amétropie). Ces défauts concernent près de 40 % de la population adulte en France et constituent le premier motif de consultation ophtalmologique.
Myopie
L'œil myope est trop long (longueur axiale supérieure à 24 mm) ou possède une cornée trop bombée. L'image se forme en avant de la rétine, entraînant une vision floue de loin tandis que la vision de près reste nette. La myopie touche environ 30 % des adultes européens et sa prévalence est en forte augmentation, notamment chez les jeunes.
Impact au quotidien : difficulté à lire les panneaux routiers, à reconnaître les visages à distance, gêne à la conduite. Les myopies fortes (au-delà de -6 D) augmentent le risque de décollement de rétine, de glaucome et de maculopathie myopique.
Progression : la myopie apparaît généralement dans l'enfance, progresse à l'adolescence et se stabilise habituellement entre 20 et 25 ans. Chez certains patients, elle peut continuer d'évoluer au-delà.
Hypermétropie
L'œil hypermétrope est trop court (longueur axiale inférieure à 23 mm) ou sa cornée est trop plate. L'image se forme théoriquement en arrière de la rétine. Chez le sujet jeune, le cristallin compense partiellement le défaut par accommodation, ce qui peut masquer l'hypermétropie pendant des années.
Impact au quotidien : fatigue visuelle (asthénopie), maux de tête en fin de journée, difficultés prolongées en lecture et travail sur écran. Les hypermétropies fortes chez l'enfant peuvent entraîner un strabisme accommodatif et une amblyopie.
Progression : présente dès la naissance, l'hypermétropie modérée diminue souvent naturellement pendant la croissance (emmétropisation). L'hypermétropie latente se démasque progressivement avec l'âge à mesure que le cristallin perd sa capacité d'accommodation.
Astigmatisme
La cornée présente une courbure asymétrique (torique, comparable à un ballon de rugby) au lieu d'être sphérique. La lumière est focalisée selon deux méridiens différents, générant deux lignes focales distinctes. L'astigmatisme affecte environ 30 à 40 % de la population à des degrés variables.
Impact au quotidien : vision floue et déformée à toute distance, confusion de lettres proches (H/M, 8/0), fatigue visuelle accrue lors de la lecture. L'astigmatisme est souvent associé à une myopie ou une hypermétropie.
Progression : l'astigmatisme cornéen est généralement stable dans le temps. Un astigmatisme évolutif doit faire rechercher un kératocône, contre-indication à la chirurgie réfractive standard.
Presbytie
Phénomène physiologique universel lié au vieillissement du cristallin. À partir de 40-45 ans, le cristallin perd progressivement son élasticité et sa capacité d'accommodation. La mise au point de près devient difficile, obligeant à éloigner le texte pour le lire. La presbytie concerne la totalité de la population après 50 ans.
Impact au quotidien : difficulté à lire les petits caractères, besoin d'augmenter l'éclairage, fatigue lors du travail sur écran, nécessité de lunettes de lecture ou de verres progressifs.
Progression : la presbytie s'aggrave graduellement de 45 à 60 ans, avec une perte d'accommodation d'environ 0,50 D tous les 2-3 ans, avant de se stabiliser vers 60-65 ans.
Anatomie détaillée de la cornée
La cornée est le hublot transparent de l'œil. D'un diamètre d'environ 11,5 mm et d'une épaisseur centrale moyenne de 540 micromètres, elle assure les deux tiers du pouvoir réfractif total de l'œil (soit environ 43 dioptries). Sa structure comprend cinq couches distinctes — épithélium, membrane de Bowman, stroma (90 % de l'épaisseur totale, ciblé par les techniques de chirurgie réfractive laser), membrane de Descemet et endothélium.
SMILE
Small Incision Lenticule Extraction — correction laser micro-invasive de la myopie et de l'astigmatisme.
L'essentiel
- Le SMILE corrige myopie et astigmatisme par une micro-incision de 2-4 mm, sans volet cornéen : 10 secondes de laser par œil (VisuMax 800).
- Les deux yeux sont opérés le même jour ; environ 15-20 minutes au bloc au total.
- La technique préserve mieux la biomécanique cornéenne et provoque moins de sécheresse oculaire que le LASIK.
- Reprise : activités légères dès le lendemain ; sports de contact et natation après une semaine.
- Résultat permanent ; risque de régression inférieur à 2 % pour les myopies modérées.
Le SMILE (Small Incision Lenticule Extraction) représente la dernière génération de chirurgie réfractive pour corriger la myopie et l'astigmatisme. Contrairement au LASIK qui nécessite la découpe d'un volet cornéen de 20 mm, le SMILE repose sur un principe radicalement différent : un unique laser femtoseconde VisuMax 800 (Zeiss) sculpte un fin lenticule de tissu cornéen en profondeur, puis le chirurgien l'extrait à travers une micro-incision de 2 à 4 mm.
Le geste laser ne dure que 10 secondes par œil. Aucun volet, aucune excision de surface : la cornée conserve l'essentiel de sa résistance biomécanique. Les nerfs cornéens sont mieux préservés, ce qui réduit considérablement la sécheresse oculaire postopératoire. À l'Institut Parisien d'Ophtalmologie, le SMILE est la technique phare du plateau de chirurgie réfractive.
Les 4 étapes du SMILE
Création du lenticule intrastromal
Le laser femtoseconde VisuMax 800 découpe, à l'intérieur de la cornée, un fin disque de tissu (le lenticule) dont l'épaisseur correspond exactement au défaut à corriger. Cette étape ne dure que 10 secondes.
Dissection des faces antérieure et postérieure
Le laser découpe simultanément les faces supérieure et inférieure du lenticule, le séparant du tissu cornéen environnant.
Extraction par micro-incision
Le chirurgien pratique une micro-incision de 2 à 4 mm en périphérie de la cornée et retire délicatement le lenticule à l'aide d'une micropince.
Aplatissement naturel de la cornée
Une fois le lenticule retiré, la cornée se réorganise naturellement. Sa courbure s'aplatit, modifiant son pouvoir réfractif et corrigeant la myopie.
Les avantages du SMILE
Micro-invasif
L'incision ne mesure que 2 à 4 mm, contre environ 20 mm pour le volet du LASIK. La cornée conserve 80 % de sa résistance biomécanique, ce qui réduit le risque d'ectasie postopératoire et renforce la sécurité à long terme.
Rapide
Le temps laser effectif est de 10 secondes par œil avec le VisuMax 800, soit 25 fois plus rapide que la première génération SMILE. La durée totale au bloc opératoire est d'environ 15 minutes pour les deux yeux.
Sans volet cornéen
L'absence de découpe de volet (« flap ») élimine les complications qui lui sont liées : déplacement du volet, stries, invasion épithéliale. La cornée reste structurellement intacte.
Moins de sécheresse oculaire
La micro-incision préserve la majorité des nerfs cornéens. Les études montrent une réduction de 80 % de la sécheresse postopératoire par rapport au LASIK à 3 mois.
Récupération rapide
La vision fonctionnelle est obtenue dès le lendemain de l'intervention. La plupart des patients reprennent le travail en 1 à 2 jours et la conduite en 2 à 3 jours.
98 % de satisfaction
Les données cliniques internationales rapportent un taux de satisfaction de 98 %. Plus de 95 % des patients atteignent une acuité visuelle de 10/10 sans correction après SMILE pour les myopies modérées.
Candidats et éligibilité
Indications
- Myopie : de -0,75 à -10 dioptries
- Astigmatisme : jusqu'à -5 dioptries (isolé ou associé à la myopie)
- Âge minimum : 23 ans
- Réfraction stable depuis au moins 2 ans (variation < 0,50 D)
- Épaisseur cornéenne suffisante, vérifiée par pachymétrie et topographie
Contre-indications
- Kératocône ou suspicion de cornée ectasique (topographie anormale)
- Grossesse et allaitement (fluctuations hormonales modifiant la réfraction)
- Maladies auto-immunes (lupus, polyarthrite rhumatoïde, syndrome de Gougerot-Sjögren)
- Glaucome évolué ou traitement par collyres hypotenseurs
- Herpès cornéen actif ou récurrent
- Cornée trop fine (épaisseur résiduelle inférieure à 250 µm après extraction)
Déroulement de l'intervention
L'opération SMILE se déroule en ambulatoire. Le patient entre et sort le même jour.
Installation et anesthésie locale
Le patient est installé confortablement en position allongée. L'anesthésie est réalisée par instillation de collyre anesthésiant. Aucune injection n'est nécessaire.
Centrage et arrimage par succion douce
L'interface du VisuMax 800 est appliquée sur l'œil. Le système de centrage assisté par intelligence artificielle aligne le laser sur l'axe visuel avec une précision micrométrique.
Création du lenticule (10 secondes)
Le laser femtoseconde émet des impulsions ultra-rapides qui créent le lenticule intrastromal. Le patient fixe un point lumineux vert et ne ressent aucune douleur.
Dissection et extraction du lenticule
Le chirurgien dissèque délicatement les plans de clivage créés par le laser, puis retire le lenticule à travers la micro-incision à l'aide d'une micropince. Le geste dure moins d'une minute.
Fin de l'intervention
L'incision se referme naturellement sans suture. Aucun pansement n'est appliqué. Un collyre antibiotique et corticoïde est instillé. Le patient rentre chez lui immédiatement, accompagné.
Récupération et résultats
Jour 1
Vision fonctionnelle à 70-80 % de la cible. Léger flou résiduel, larmoiement modéré, sensibilité à la lumière.
Jour 7
Stabilisation progressive. La plupart des patients atteignent 8 à 9/10 d'acuité visuelle.
Jour 30
Résultat quasi définitif. Acuité visuelle finale atteinte chez 95 % des patients.
Mois 3
Stabilisation complète de la réfraction.
Reprises d'activité et consignes
- Travail sur écran : reprise en 1 à 2 jours (pauses régulières recommandées)
- Conduite automobile : possible dès 2 à 3 jours, après vérification de l'acuité visuelle au contrôle J1
- Sport : activités légères dès J1, sports de contact et natation à 1 semaine, plongée à 4 semaines
- Collyres : antibiotiques et corticoïdes pendant 1 semaine, larmes artificielles selon besoin
- Précaution essentielle : ne pas frotter les yeux pendant 1 mois
Risques et complications
Sécheresse oculaire transitoire
Moins fréquente et moins sévère qu'après LASIK grâce à la préservation des nerfs cornéens. Elle se résout généralement en 1 à 3 mois.
Halos lumineux nocturnes
Perception de halos autour des sources lumineuses la nuit, fréquente les premières semaines. L'adaptation neuronale réduit progressivement ce phénomène en 3 à 6 mois.
Sous-correction
Une légère sous-correction est très rare après SMILE. Si nécessaire, une retouche est possible après 6 mois par transformation en LASIK ou par PKR de surface.
Complications exceptionnelles
Infection (< 0,01 %), déchirure du lenticule lors de l'extraction (récupérable dans la même séance), ectasie cornéenne (extrêmement rare).
SMILE vs LASIK vs PKR : quelle technique choisir ?
SMILE
- Extraction de lenticule
- Incision : 2-4 mm, sans volet
- Myopie -0,75 à -10 D
- Douleur minimale
- Récupération 1-2 jours
- Sécheresse très faible
- Idéal pour myopes, sportifs, métiers physiques
LASIK
- Volet + excimer
- Incision ~20 mm (volet)
- Myopie/hypermétropie : large spectre
- Douleur minimale
- Récupération quelques heures
- Sécheresse modérée
- Idéal pour tous profils, hypermétropes
PKR / Trans-PKR
- Ablation de surface, sans incision
- Myopie -0,50 à -6 D
- Douleur modérée (2-3 jours)
- Récupération 5-7 jours
- Sécheresse modérée
- Idéal pour cornées fines, faibles myopies
Le choix définitif est établi lors du bilan préopératoire, en concertation entre le chirurgien et le patient. À l'IPO Paris, le SMILE est privilégié en première intention pour les myopes éligibles, en raison de son profil de sécurité supérieur et de la préservation cornéenne qu'il offre.
Questions fréquentes sur le SMILE
Le SMILE est-il douloureux ?
Non. L'intervention est réalisée sous anesthésie locale par collyre anesthésiant. Pendant le geste laser (10 secondes), le patient ressent uniquement une légère pression, sans douleur. Après l'intervention, un inconfort modéré est habituel pendant 2 à 4 heures.
Combien de temps dure l'opération ?
Le temps laser effectif est de 10 secondes par œil. Pour les deux yeux, le patient reste au bloc opératoire environ 15 à 20 minutes. En comptant la préparation, la présence à la clinique est d'environ 1h30.
Quelle est la différence entre SMILE et SMILE Pro ?
SMILE Pro est la dernière génération de la technique, utilisant le laser VisuMax 800 de Zeiss. Le temps laser passe de 23 secondes à moins de 10 secondes, le centrage est assisté par intelligence artificielle, et la précision de découpe est accrue.
Puis-je me faire opérer des deux yeux le même jour ?
Oui, c'est la pratique standard et recommandée. Les deux yeux sont opérés au cours de la même séance, à quelques minutes d'intervalle.
Quand puis-je reprendre le sport ?
Les activités physiques légères peuvent être reprises dès le lendemain. Course et musculation à partir de 3 jours. Sports de contact, natation : 1 semaine d'arrêt. Plongée : 4 semaines.
Le résultat est-il définitif ?
Oui, la correction est permanente. Toutefois, la presbytie apparaît naturellement vers 45 ans et la cataracte peut se développer après 60 ans, indépendamment de la chirurgie réfractive.
Quels sont les risques de régression ?
Inférieur à 2 % pour les myopies modérées (jusqu'à -6 D). Pour les myopies fortes, une légère régression est possible dans les 6 premiers mois. Une retouche est réalisable à partir de 6 mois.
Comment se passe le suivi postopératoire ?
Les visites de contrôle sont programmées à J1, J7, J30, M3 et M6. Chaque contrôle comprend une mesure de l'acuité visuelle, un examen à la lampe à fente et une réfraction.
Candidat au SMILE ?
Prenez rendez-vous pour un bilan complet à l'Institut Parisien d'Ophtalmologie.
Prendre rendez-vousLASIK
Laser-Assisted In Situ Keratomileusis — correction de la myopie, hypermétropie et astigmatisme par double laser.
L'essentiel
- Le LASIK corrige myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie : environ 15 minutes pour les deux yeux, opérés le même jour, sans douleur.
- Vision fonctionnelle en 24-48 heures ; sport sans contact dès une semaine.
- Résultat stable et définitif dans plus de 95 % des cas ; retouche possible en soulevant le volet existant.
- Des halos nocturnes sont possibles les premières semaines et deviennent rarement gênants au-delà de 3 mois.
Le LASIK (Laser-Assisted In Situ Keratomileusis) est la technique de chirurgie réfractive la plus pratiquée au monde, avec plus de 40 millions d'interventions réalisées depuis sa mise au point dans les années 1990. Fort de plus de 25 ans de recul clinique, le LASIK bénéficie d'un niveau de preuve scientifique exceptionnel et d'un taux de satisfaction patient supérieur à 96 %.
Le principe repose sur l'association de deux lasers complémentaires : le laser femtoseconde, qui crée un volet cornéen ultrafin avec une précision micrométrique, et le laser excimer, qui sculpte le stroma cornéen pour corriger le défaut de réfraction. Cette double technologie permet de traiter la myopie, l'hypermétropie et l'astigmatisme en une seule intervention, avec une récupération visuelle en 24 heures.
Principe du LASIK : trois étapes clés
Le LASIK modifie la courbure de la cornée en trois temps parfaitement maîtrisés. Le laser femtoseconde découpe un volet superficiel (flap) dans l'épaisseur de la cornée, le chirurgien le soulève pour exposer le stroma, puis le laser excimer réalise une photoablation sur mesure. Le volet est ensuite repositionné : il adhère naturellement en quelques minutes, sans suture.
Dans le cas de la myopie, le laser aplatit le centre de la cornée pour réduire son pouvoir réfractif. Pour l'hypermétropie, il creuse la périphérie afin de cambrer le centre. Pour l'astigmatisme, le profil d'ablation est torique, corrigeant l'irrégularité de courbure selon un axe précis.
Les avantages du LASIK
Polyvalent
Le LASIK corrige les trois défauts de réfraction — myopie, hypermétropie et astigmatisme — en une seule intervention. Il peut également être associé à un traitement de la presbytie par monovision.
Récupération ultra-rapide
La vision fonctionnelle est retrouvée dès le lendemain de l'intervention. La plupart des patients reprennent le travail à J1 ou J2.
25 ans de recul clinique
Avec plus de 40 millions d'interventions dans le monde, le LASIK dispose d'un recul scientifique sans équivalent en chirurgie réfractive.
Retouche facilitée
En cas de sous-correction ou de régression, une retouche est possible en soulevant le volet existant — sans nouvelle découpe — même plusieurs années après l'intervention initiale.
Indolore
L'intervention est réalisée sous anesthésie topique par collyre. Aucune injection n'est nécessaire. Les suites sont confortables.
96 % de satisfaction
Les études multicentriques rapportent un taux de satisfaction global supérieur à 96 %. La grande majorité des patients obtient une vision sans correction égale ou supérieure à 10/10.
Êtes-vous candidat au LASIK ?
Indications
- Myopie : de -0,5 à -10 dioptries
- Hypermétropie : de +1 à +5 dioptries
- Astigmatisme : jusqu'à -5 dioptries (isolé ou combiné)
- Âge : à partir de 23 ans, réfraction stable depuis au moins 2 ans
- Épaisseur cornéenne : ≥ 500 µm
Contre-indications
- Cornées fines : épaisseur insuffisante pour la découpe du volet
- Kératocône : ectasie cornéenne évolutive ou suspectée
- Sécheresse oculaire sévère non contrôlée
- Grossesse / allaitement
- Maladies auto-immunes non contrôlées
- Pupilles très larges (risque de halos)
Seul le bilan préopératoire complet permet de confirmer votre éligibilité. Si le LASIK n'est pas adapté, des alternatives existent : SMILE, PKR ou implant ICL.
Déroulement de l'intervention LASIK
L'opération dure environ 15 minutes pour les deux yeux, réalisée en ambulatoire dans un centre laser partenaire.
Anesthésie topique par collyre
Des gouttes anesthésiantes sont instillées dans les deux yeux. L'intervention est totalement indolore.
Création du volet au laser femtoseconde
Un anneau de succion stabilise l'œil. Le laser femtoseconde découpe un volet cornéen de 100 à 110 µm d'épaisseur en 8 à 10 secondes.
Photoablation au laser excimer
Le chirurgien soulève le volet et expose le stroma. Le laser excimer réalise une photoablation submicronique selon un profil calculé sur mesure.
Repositionnement du volet
Le volet est délicatement replacé sur le lit stromal. Le chirurgien vérifie son alignement et élimine les éventuels débris.
Adhérence naturelle et contrôle
Le volet adhère au stroma sous-jacent en quelques minutes, sans suture. Des collyres antibiotiques et corticoïdes sont instillés.
Récupération après LASIK
Les premiers jours
- J0 : vision trouble et larmoiement, inconfort modéré. Port des coques la nuit.
- J1 : vision à 80-90 % dans la majorité des cas. Contrôle obligatoire.
- J7 : stabilisation de la vision. Les halos nocturnes commencent à s'atténuer.
- 1 mois : résultat visuel optimal. Contrôle de la réfraction.
Reprise des activités
- Travail sur écran : dès J1-J2
- Conduite : dès J2-J3
- Sport sans contact : après 1 semaine
- Sport de contact : après 1 mois
- Natation : après 1 mois
- Maquillage des yeux : après 1 semaine
Risques et effets secondaires
Sécheresse oculaire
Effet secondaire le plus fréquent. La sécheresse se résout dans la grande majorité des cas en 3 à 6 mois, avec l'aide de larmes artificielles.
Halos et éblouissements
Fréquents les premières semaines, ils s'atténuent avec l'adaptation neuro-sensorielle (3 à 6 mois).
Déplacement du volet
Complication rare (< 0,1 %) survenant généralement dans les premières heures. En cas de déplacement, le volet est repositionné sans séquelle.
Sous ou sur-correction
Une correction résiduelle minime est possible. Si la vision n'est pas satisfaisante, une retouche peut être réalisée après stabilisation.
Inflammation (DLK)
La kératite lamellaire diffuse est une réaction inflammatoire stérile sous le volet, rare, qui répond bien aux corticoïdes topiques.
Ectasie cornéenne
Complication exceptionnelle (< 0,04 %). La prévention repose sur un dépistage rigoureux du kératocône infraclinique.
Questions fréquentes sur le LASIK
Le LASIK est-il douloureux ?
Non. L'intervention est réalisée sous anesthésie locale par collyre. Après l'intervention, un inconfort modéré est possible pendant 4 à 6 heures.
Combien de temps dure l'opération ?
Environ 15 minutes pour les deux yeux. Le temps de laser effectif est de 8 à 10 secondes (femtoseconde) et 10 à 60 secondes (excimer).
Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?
Oui, c'est la pratique standard, sûre et validée par la littérature scientifique internationale.
Quand reprendre le sport après un LASIK ?
Activités sans contact dès 1 semaine. Sports de contact : 1 mois. Natation après 1 mois avec lunettes de piscine.
Les halos lumineux sont-ils fréquents ?
Fréquents les premières semaines, surtout en cas de forte correction. Cet effet diminue progressivement et devient rarement gênant au-delà de 3 mois.
Le résultat du LASIK est-il définitif ?
Dans plus de 95 % des cas, le résultat est stable et définitif. Une retouche est possible en soulevant le volet existant si nécessaire.
La presbytie peut-elle apparaître après un LASIK ?
Oui. Le LASIK corrige la vision de loin mais ne protège pas de la presbytie, qui apparaît naturellement vers 45-50 ans.
LASIK ou SMILE : quelle différence ?
Le SMILE extrait un lenticule par micro-incision sans volet. Le LASIK crée un volet puis sculpte le stroma. Le SMILE préserve mieux la biomécanique cornéenne ; le LASIK est plus polyvalent.
LASIK ou PKR : quelle différence ?
La PKR traite la surface sans volet, privilégiée pour les cornées fines. Le LASIK offre une récupération plus rapide (24h vs 5-7 jours) mais nécessite une épaisseur cornéenne suffisante.
Éligible au LASIK ?
Consultez nos chirurgiens spécialistes pour un bilan personnalisé.
Prendre rendez-vousPKR / Trans-PKR
Photokératectomie Réfractive — chirurgie laser de surface, la technique la plus sûre pour les cornées fines.
L'essentiel
- La PKR traite la surface de la cornée sans créer de volet : technique de choix pour les cornées fines et les professions ou sports exposés aux chocs.
- La Trans-PKR « no touch » : le laser retire lui-même l'épithélium, sans aucun contact avec l'œil.
- Inconfort marqué pendant 48-72 heures (lentille pansement jusqu'à J4-J5) ; vision fonctionnelle entre J7 et J14.
- Les deux yeux sont habituellement opérés le même jour ; le remodelage est permanent (régression < 5 %).
La PKR (Photokératectomie Réfractive) est la première technique de chirurgie réfractive au laser, développée dès 1987. Avec plus de 30 ans de recul clinique, elle reste une référence incontournable. Contrairement au LASIK, la PKR est un traitement de surface : aucun volet cornéen n'est découpé. Le laser excimer agit directement sur la surface du stroma après retrait de l'épithélium.
La Trans-PKR (PKR transépithéliale) représente l'évolution moderne de cette technique : le laser retire lui-même l'épithélium et corrige le défaut visuel en un seul passage continu, sans aucun contact manuel avec l'œil. Cette approche est le gold standard pour les cornées fines et pour les professions exposées aux traumatismes oculaires.
PKR classique vs Trans-PKR
PKR classique
L'épithélium cornéen (couche superficielle de 50 micromètres) est retiré manuellement par le chirurgien, soit par brossage mécanique, soit par application d'une solution alcoolique diluée. Le laser excimer sculpte ensuite la surface pour corriger le défaut réfractif.
Trans-PKR (no-touch)
Technique « sans contact » : le laser excimer retire lui-même l'épithélium puis corrige le défaut visuel en un seul passage continu. Cette approche offre une régularité de surface optimale et réduit le risque infectieux.
Les avantages de la PKR
Sécurité maximale
La PKR ne crée aucun volet cornéen. Il n'existe donc aucun risque de déplacement ou de complication liée au flap.
30+ ans de recul clinique
Technique laser la plus ancienne en chirurgie réfractive, elle bénéficie du plus long recul parmi toutes les procédures cornéennes.
Cornées fines
La PKR est la technique de choix pour les patients dont l'épaisseur cornéenne est inférieure à 500 micromètres.
Professions à risque
Militaires, sportifs de combat, forces de l'ordre, pompiers : l'absence de volet cornéen élimine le risque de déplacement en cas de choc.
Biomécanique préservée
En ne découpant pas de volet, la PKR préserve mieux la résistance mécanique de la cornée à long terme.
Trans-PKR sans contact
Procédure 100 % laser, sans manipulation manuelle. Réduit le risque infectieux et diminue l'anxiété du patient.
Candidats et indications
Indications
- Myopie : jusqu'à -6 dioptries (idéalement jusqu'à -4 D)
- Astigmatisme : jusqu'à -4 dioptries
- Hypermétropie faible : de +2 à +3 dioptries
- Cornées fines : épaisseur inférieure à 500 µm
- Cornées irrégulières : topographie limite pour un LASIK
- Professions à risque de traumatisme oculaire
Contre-indications
- Kératocône évolutif : contre-indication formelle
- Sécheresse oculaire sévère : risque de retard de cicatrisation
- Troubles de la cicatrisation : chéloïdes, maladies auto-immunes
- Grossesse et allaitement
- Réfraction instable (doit être stable depuis 2 ans)
Déroulement de l'intervention
L'intervention dure environ 15 minutes pour les deux yeux, dont seulement 30 à 60 secondes de traitement laser effectif par œil.
Anesthésie locale par collyre
Des gouttes anesthésiantes sont instillées quelques minutes avant l'intervention. Le patient ne ressent aucune douleur.
Retrait de l'épithélium
En PKR classique, le chirurgien retire manuellement l'épithélium. En Trans-PKR, le laser effectue ce retrait de manière automatisée et sans contact.
Application du laser excimer
Le laser excimer remodèle la surface du stroma avec une précision submicronique. Le traitement dure entre 30 et 60 secondes.
Pose d'une lentille pansement
Une lentille de contact souple thérapeutique protège la surface traitée. Elle sera retirée lors du contrôle à J4 ou J5.
Prescription de collyres
Collyre antibiotique, anti-inflammatoire et larmes artificielles sont prescrits. Des antalgiques oraux sont également prescrits pour les premiers jours.
Récupération et suites opératoires
Chronologie de la récupération
- J1 à J3 : inconfort significatif — larmoiement, photophobie, sensation de brûlure.
- J4 à J5 : retrait de la lentille pansement. L'inconfort diminue nettement.
- J7 à J14 : vision fonctionnelle pour les activités courantes.
- 1 à 3 mois : stabilisation progressive et complète de la vision.
Recommandations pratiques
- Arrêt de travail : 3 à 5 jours recommandés
- Sport sans contact : après 2 semaines
- Sport de contact : 4 semaines de délai
- Natation : 1 mois minimum
- Conduite : déconseillée pendant 7 à 10 jours
Risques et complications potentielles
Douleur postopératoire
Un inconfort modéré à marqué est attendu pendant les 48 à 72 premières heures, géré par antalgiques et collyres lubrifiants.
Haze cornéen
Opacification légère et transitoire du stroma superficiel, se résorbant en quelques semaines à quelques mois. Prévenue par application de mitomycine C.
Régression
Une légère régression est possible, surtout pour les corrections élevées, dans moins de 5 % des cas.
Sécheresse oculaire
Généralement moins fréquente et moins marquée qu'après LASIK, car les nerfs cornéens superficiels ne sont pas sectionnés.
Retard de cicatrisation
Dans de rares cas, l'épithélium met plus de temps à se régénérer, notamment chez les patients diabétiques ou souffrant de sécheresse oculaire.
PKR vs LASIK vs SMILE
PKR / Trans-PKR
- Traitement de surface, sans volet
- Récupération : 5-7 jours
- Inconfort postopératoire : 48-72h
- Cornées fines et professions à risque
- Myopie jusqu'à -6 D
LASIK
- Volet cornéen + laser excimer
- Récupération : 24 heures
- Inconfort minimal
- Tous les défauts visuels
- Myopie jusqu'à -10 D
SMILE
- Extraction de lenticule, micro-incision
- Récupération : 24-48 heures
- Inconfort très faible
- Myopie et astigmatisme
- Myopie jusqu'à -10 D
Questions fréquentes sur la PKR
La PKR est-elle douloureuse ?
L'intervention elle-même est indolore. Un inconfort significatif est habituel pendant 48 à 72 heures, géré par antalgiques et collyres.
Pourquoi choisir la PKR plutôt que le LASIK ?
Lorsque la cornée est trop fine, pour les professions à risque de traumatisme, ou lorsque la topographie rend la découpe d'un volet risquée.
Qu'est-ce que la Trans-PKR ?
Une évolution « no-touch » : le laser retire lui-même l'épithélium puis corrige le défaut visuel en un seul passage continu.
Combien de temps dure la récupération ?
La lentille pansement est retirée vers J4-J5. La vision fonctionnelle est atteinte entre J7 et J14. La stabilisation complète nécessite 1 à 3 mois.
Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?
Oui, les deux yeux sont habituellement opérés le même jour, sauf profil clinique particulier justifiant une approche séquentielle.
Quand puis-je reprendre le sport ?
Activités légères après 2 semaines. Sports de contact après 4 semaines. Natation déconseillée pendant 1 mois.
Le résultat est-il définitif ?
Le remodelage cornéen est permanent. Une légère régression est possible dans moins de 5 % des cas, essentiellement pour les corrections élevées.
Qu'est-ce que le haze cornéen ?
Une opacification légère et transitoire du stroma superficiel, liée à la cicatrisation, qui se résorbe spontanément en quelques semaines à quelques mois.
Puis-je conduire après l'opération ?
La conduite est déconseillée pendant les 7 à 10 premiers jours. La conduite de nuit peut rester inconfortable pendant 2 à 4 semaines.
La PKR est-elle adaptée à votre cas ?
Seul un bilan préopératoire complet permet de le déterminer.
Prendre rendez-vous pour un bilanImplant ICL
Implantable Collamer Lens — correction réversible de la myopie forte, hypermétropie et astigmatisme par lentille intraoculaire.
L'essentiel
- L'implant ICL est une lentille placée derrière l'iris, sans modifier la cornée : réversible à tout moment, invisible et imperceptible.
- Il corrige les myopies fortes jusqu'à -18 D, au-delà des limites du laser.
- Pose en 15-20 minutes par œil sous anesthésie locale ; un œil à la fois, à 1-2 semaines d'intervalle.
- Conçu pour rester en place à vie (Collamer biocompatible, plus de 20 ans de recul) ; risque de cataracte précoce inférieur à 2 % à 10 ans avec les modèles EVO.
L'implant ICL (Implantable Collamer Lens, fabriqué par STAAR Surgical) est une lentille intraoculaire phaque qui constitue l'alternative de référence au laser pour les patients présentant des corrections élevées ou des cornées non éligibles à la chirurgie laser (SMILE, LASIK, PKR). Cette lentille biocompatible en Collamer est placée derrière l'iris et devant le cristallin naturel, dans la chambre postérieure de l'œil.
Avec plus de 2 millions d'implants posés dans le monde et plus de 20 ans de recul clinique, l'ICL bénéficie d'un taux de satisfaction de 99 % selon les données FDA. Son principal atout : il est entièrement réversible. L'implant peut être retiré ou échangé à tout moment, et la cornée n'est jamais modifiée.
Principe de l'implant ICL
L'ICL est une lentille souple fabriquée en Collamer, un matériau breveté associant du collagène porcin purifié à un copolymère HEMA. Lors de l'intervention, la lentille, de 12 à 13,5 mm de longueur, est pliée dans un injecteur et insérée dans l'œil par une micro-incision cornéenne de 2,8 à 3 mm. Une fois dans la chambre postérieure, elle se déplie naturellement et se positionne entre la face postérieure de l'iris et la face antérieure du cristallin, reposant sur le sulcus ciliaire, sans le toucher (espace de sécurité appelé « vault »).
Contrairement à l'implant de cataracte, le cristallin naturel est intégralement conservé — on parle d'implant « phaque ». Les modèles de dernière génération (EVO et EVO+) intègrent un port central (KS-AquaPORT) qui assure la libre circulation de l'humeur aqueuse, supprimant la nécessité d'iridotomie préalable au laser.
Avantages de l'implant ICL
Réversible
Contrairement au laser qui remodèle définitivement la cornée, l'implant ICL peut être retiré ou échangé à tout moment. L'œil retrouve son état initial après explantation.
Fortes corrections
L'ICL corrige des amétropies bien au-delà des limites du laser : myopie de -3 à -18 D (voire -23D), hypermétropie de +1 à +10 D, astigmatisme jusqu'à 6 D avec la version torique.
Vision haute définition
En ne modifiant pas la courbure cornéenne, l'ICL évite les aberrations optiques induites par le remodelage laser, surtout marquées au-delà de -6 dioptries.
Cornée intacte
La cornée n'est pas modifiée structurellement. Seule une micro-incision périphérique de 3 mm est nécessaire, cicatrisant sans suture.
Pas de sécheresse oculaire
Les nerfs cornéens ne sont pas sectionnés lors de l'implantation, contrairement au LASIK ou au SMILE. La sensibilité cornéenne est préservée.
99 % de satisfaction
Les données FDA rapportent un taux de satisfaction globale de 99 %. Plus de 95 % des patients atteignent une acuité visuelle non corrigée de 10/10 ou mieux.
Qui peut bénéficier de l'implant ICL ?
Indications
- Myopie : de -3 à -18 dioptries (voire -23D selon le modèle)
- Hypermétropie : de +1 à +10 dioptries
- Astigmatisme : jusqu'à -6 dioptries (implant torique)
- Âge : 21 à 45 ans
- Cornées fines ou kératocône stabilisé (contre-indication au laser)
- Chambre antérieure : profondeur minimale de 2,8 mm
Contre-indications
- Glaucome non contrôlé ou angle iridocornéen étroit
- Uvéite chronique ou inflammation intraoculaire récurrente
- Cataracte débutante ou évoluée
- Chambre antérieure étroite (< 2,8 mm)
- Densité endothéliale insuffisante (< 2 000 cellules/mm² avant 40 ans)
- Grossesse ou allaitement en cours
Déroulement de l'intervention
L'intervention dure environ 15 à 20 minutes par œil. Les deux yeux sont habituellement opérés à une à deux semaines d'intervalle.
Bilan préopératoire complet
Réfraction, biométrie optique, comptage des cellules endothéliales, mesure de la chambre antérieure et du sulcus ciliaire, topographie cornéenne et fond d'œil.
Anesthésie locale
Réalisée par collyre, éventuellement complétée par une injection péribulbaire. Le patient reste éveillé et coopérant.
Micro-incision cornéenne
Une micro-incision de 2,8 à 3 mm est réalisée en cornée claire. Un produit viscoélastique protège les structures intraoculaires.
Insertion et positionnement de l'ICL
L'implant, plié dans un injecteur, est introduit à travers la micro-incision et se déplie dans la chambre postérieure. Le chirurgien positionne les haptics et vérifie le centrage.
Vérification et fin de l'intervention
Vérification de la pression intraoculaire et de l'étanchéité de l'incision. Un collyre antibiotique et anti-inflammatoire est instillé. Aucune suture n'est nécessaire.
Récupération et suivi postopératoire
Récupération visuelle
Dès le lendemain (J1), la majorité des patients constatent une amélioration significative. La vision se stabilise sous 7 jours et le résultat final est atteint à 1 mois. Reprise du travail possible dès 24 à 48 heures.
Calendrier de suivi
Contrôles à J1, J7, M1, M3, M6, puis contrôle annuel. Chaque visite inclut acuité visuelle, pression intraoculaire, examen du vault et comptage endothélial.
Précautions postopératoires
Collyres anti-inflammatoires pendant 1 mois. Éviter les sports aquatiques pendant 2 à 4 semaines, ne pas se frotter les yeux, porter la coque la nuit pendant 1 semaine.
Pression intraoculaire
Une élévation transitoire peut survenir dans les premières heures, systématiquement contrôlée et traitée. Résolution habituelle sous 24 à 48 heures.
Risques et complications
Hypertonie oculaire transitoire
Liée au résidu de produit viscoélastique ou à l'inflammation postopératoire, systématiquement contrôlée et traitée.
Cataracte précoce
Risque principal à long terme. Avec les modèles EVO/EVO+, ce risque est inférieur à 2 % à 10 ans. En cas de cataracte, l'ICL est simplement retiré lors de l'opération.
Perte de cellules endothéliales
Un comptage endothélial régulier est réalisé à chaque visite. La perte annuelle reste faible avec les implants de dernière génération.
Halos et éblouissements
Possibles dans les premières semaines, surtout en cas de large pupille. Diminuent progressivement et deviennent rarement gênants au-delà de 1 à 3 mois.
Rotation de l'implant torique
Rare, entraînant une sous-correction de l'astigmatisme. Un repositionnement chirurgical est alors possible.
ICL ou laser : comment choisir ?
Quand choisir l'ICL
- Myopie forte au-delà de -8 à -10 dioptries
- Cornée trop fine pour un traitement laser
- Kératocône stabilisé
- Sécheresse oculaire préexistante importante
- Souhait de réversibilité
Quand choisir le SMILE / LASIK / PKR
- Myopie légère à modérée (-1 à -8 D)
- Hypermétropie modérée (jusqu'à +6D)
- Astigmatisme isolé modéré
- Cornée d'épaisseur normale (> 500 µm)
- Pas de chirurgie intraoculaire souhaitée
Questions fréquentes sur l'implant ICL
L'opération ICL est-elle douloureuse ?
Non. Réalisée sous anesthésie locale par collyre, éventuellement complétée par une injection péribulbaire. Un léger inconfort est possible les premières heures.
Combien de temps dure l'intervention ?
Environ 15 à 20 minutes par œil, incluant préparation, dilatation, geste chirurgical et vérification postopératoire immédiate.
L'implant se sent-il dans l'œil ?
Non, absolument pas. L'implant est positionné derrière l'iris et le patient ne ressent pas sa présence. Il est invisible à l'œil nu.
L'ICL est-il vraiment réversible ?
Oui, c'est l'un des avantages majeurs. L'implant peut être retiré ou échangé à tout moment, sans que la cornée ait été modifiée.
Quelle est la durée de vie de l'implant ?
Conçu pour rester en place à vie. Le Collamer est stable et biocompatible, avec plus de 20 ans de recul clinique confirmant l'excellente tolérance.
Peut-on développer une cataracte avec un ICL ?
C'est le risque principal à surveiller. Avec les modèles EVO/EVO+, ce risque est inférieur à 2 % à 10 ans.
Puis-je me faire opérer des deux yeux le même jour ?
La pratique standard est d'opérer un œil à la fois, à une à deux semaines d'intervalle, pour vérifier le bon positionnement avant d'opérer le second.
Quand puis-je reprendre le sport ?
Activités légères dès le lendemain. Sports de contact et sports aquatiques à éviter pendant 2 à 4 semaines. Plongée : 4 semaines.
L'ICL corrige-t-il la presbytie ?
Non directement, mais des stratégies complémentaires existent (monovision). L'ICL est indiqué chez les 21-45 ans, avant l'apparition de la presbytie.
Trop myope pour le laser ?
L'ICL est peut-être la solution. Consultez nos chirurgiens pour un bilan personnalisé.
Prendre rendez-vousChirurgie de la cataracte
Le cristallin est une lentille biconvexe transparente, d'environ 10 mm de diamètre et 4 mm d'épaisseur, située juste derrière l'iris. Suspendu par les zonules de Zinn au corps ciliaire, il assure la mise au point des images sur la rétine grâce à un mécanisme d'accommodation. Transparent à la naissance, il est composé de protéines cristallines parfaitement organisées. Avec l'âge, ces protéines s'agrègent et s'oxydent progressivement, entraînant une opacification irréversible : c'est la cataracte.
La cataracte touche plus de 20 % de la population après 65 ans et plus de 60 % après 85 ans. C'est la première cause de cécité réversible dans le monde. En France, plus de 800 000 interventions sont réalisées chaque année, faisant de la chirurgie de la cataracte l'acte chirurgical le plus pratiqué tous domaines confondus.
Les trois types de cataracte
Cataracte nucléaire
La plus fréquente. L'opacification débute au noyau du cristallin et progresse vers la périphérie. Elle provoque un jaunissement puis un brunissement progressif de la vision, avec parfois une myopisation transitoire (« seconde vue » du presbyte).
Cataracte corticale
L'opacification se développe dans le cortex, en périphérie du cristallin, sous forme de rayons opaques (opacités en « rayons de roue »). Elle provoque surtout un éblouissement et une gêne à la lumière vive, et progresse lentement vers le centre.
Cataracte sous-capsulaire postérieure
L'opacité se forme juste sous la capsule postérieure, au pôle postérieur du cristallin. Elle gêne rapidement la vision de près et provoque un éblouissement marqué. Plus fréquente chez les sujets jeunes, les diabétiques et après corticothérapie prolongée.
Facteurs de risque
Facteurs non modifiables
- Âge : principal facteur, risque croissant dès 50 ans
- Hérédité : prédisposition génétique familiale
- Myopie forte (supérieure à -6 dioptries)
- Antécédent de chirurgie intraoculaire (vitrectomie)
- Traumatisme oculaire (contusion, plaie perforante)
Facteurs modifiables
- Exposition UV : port de lunettes de soleil recommandé
- Tabagisme : multiplie le risque par 2 à 3
- Diabète : cataracte plus précoce et plus rapide
- Corticothérapie prolongée (orale ou en collyres)
- Alcoolisme chronique et carences nutritionnelles
Symptômes et progression
La cataracte évolue généralement sur plusieurs années. Les symptômes apparaissent progressivement et s'aggravent avec le temps.
Stade débutant (mois à années)
- Légère baisse de la vision de loin
- Sensation de voile discret, surtout en lumière faible
- Éblouissement accru face aux phares la nuit
- Halos autour des lumières
- Besoin de plus de lumière pour lire
Stade modéré (mois à années)
- Baisse significative de l'acuité visuelle
- Modification de la perception des couleurs (jaunissement)
- Changements fréquents de lunettes sans amélioration
- Diplopie monoculaire (vision dédoublée d'un œil)
- Myopisation transitoire (amélioration paradoxale de près)
Stade avancé
- Baisse de vision importante à toute distance
- Vision « laiteuse » permanente
- Difficulté à reconnaître les visages
- Conduite automobile devenue impossible
- Perte d'autonomie dans les gestes quotidiens
Signes visuels de la cataracte
- Baisse progressive de la vision, surtout de loin
- Voile ou brouillard permanent devant les yeux
- Éblouissement accru et halos lumineux la nuit
- Jaunissement de la perception des couleurs
- Diplopie monoculaire (vision dédoublée d'un œil)
- Myopisation transitoire nécessitant des changements de lunettes
- Perte de sensibilité au contraste (difficulté à distinguer les nuances)
Quand faut-il opérer ?
L'opération de la cataracte est indiquée lorsque la gêne visuelle retentit sur les activités quotidiennes :
- Difficultés à la conduite automobile (surtout nocturne)
- Gêne à la lecture ou au travail sur écran
- Impact sur l'autonomie et la qualité de vie
- Acuité visuelle inférieure à 5/10 malgré les lunettes
- Indication médicale : fond d'œil impossible à examiner (surveillance diabète, DMLA)
Il n'est pas nécessaire d'attendre que la cataracte soit « mûre » : l'opération précoce offre une récupération plus rapide et un acte chirurgical plus simple.
Déroulement de l'intervention
La chirurgie de la cataracte est réalisée en ambulatoire (entrée et sortie le même jour). L'intervention dure environ 10 à 20 minutes par œil.
La veille de l'intervention
- Instillation de collyres antibiotiques (selon prescription)
- Douche et shampoing au savon antiseptique
- Ne pas appliquer de maquillage, crème ou parfum sur le visage
- Repas léger le soir, respecter le jeûne de 6h avant l'heure prévue
- Continuer vos traitements habituels sauf indication contraire du chirurgien
- Préparer des vêtements confortables à ouverture devant
Le jour de l'intervention
- Arrivée 1 heure avant l'heure prévue
- Dilatation de la pupille par collyres mydriatiques (30 à 45 min)
- Installation en salle opératoire sous microscope
- Désinfection périorbitaire à la Bétadine ophtalmique
- Mise en place du champ opératoire stérile
- Prévoir un accompagnant pour le retour (conduite interdite)
Les étapes chirurgicales
Anesthésie topique
De simples gouttes anesthésiantes (oxybuprocaïne ou tétracaïne) sont instillées dans l'œil. L'intervention est indolore. Une sédation intraveineuse légère peut être associée pour votre confort. Aucune injection ni anesthésie générale n'est nécessaire dans la grande majorité des cas. Vous restez éveillé et percevez des lumières pendant l'opération.
Incision cornéenne
Le chirurgien réalise une micro-incision de 2,2 mm à la périphérie de la cornée (incision dite « en cornée claire »). Une incision secondaire de service (1 mm) est créée pour les instruments auxiliaires. Un produit viscoélastique est injecté pour protéger l'endothélium cornéen et maintenir la chambre antérieure.
Capsulorhexis
Le chirurgien ouvre la capsule antérieure du cristallin de manière circulaire et continue (capsulorhexis). Cette ouverture de 5 à 5,5 mm, parfaitement ronde, est cruciale pour le bon centrage futur de l'implant. L'hydrodissection est ensuite réalisée pour séparer le noyau du cortex cristallinien.
Phacoémulsification
Une sonde à ultrasons est introduite pour fragmenter et aspirer le noyau du cristallin opacifié. La technique « divide and conquer » ou « phaco-chop » permet de réduire l'énergie ultrasonore et de protéger les tissus environnants. Le cortex cristallinien résiduel est ensuite aspiré soigneusement. Le sac capsulaire est préservé intact.
Insertion de l'implant intraoculaire
L'implant pliable est chargé dans un injecteur et inséré dans le sac capsulaire à travers la micro-incision. Il se déploie et se centre automatiquement grâce à ses haptiques. Pour les implants toriques, un alignement précis sur l'axe de l'astigmatisme est réalisé à l'aide de repères préalablement marqués.
Fin de l'intervention
Le viscoélastique est aspiré, l'incision est hydratée pour assurer son étanchéité sans suture. Un collyre antibiotique et anti-inflammatoire est instillé. Une coque protectrice transparente est placée sur l'œil. L'ensemble de l'intervention dure entre 10 et 20 minutes.
Suivi postopératoire, jour par jour
Lendemain de l'intervention
Consultation de contrôle obligatoire. Retrait de la coque protectrice, examen à la lampe à fente, mesure de la pression intraoculaire. La vision est déjà améliorée mais encore floue. Début du traitement par collyres : antibiotique (1 semaine) + anti-inflammatoire stéroïdien et AINS (4 semaines). Port de la coque la nuit pendant 1 semaine.
Première semaine
Contrôle à une semaine. La vision s'est nettement améliorée. Vérification de l'absence d'inflammation, du bon positionnement de l'implant et de la pression oculaire. Arrêt du collyre antibiotique. Reprise possible de la plupart des activités quotidiennes (lecture, écran, promenade). Pas de piscine ni de sport intense.
Un mois postopératoire
Consultation de contrôle avec mesure de la réfraction. La vision est stabilisée. Arrêt progressif des collyres anti-inflammatoires. Prescription des lunettes définitives si nécessaire. Reprise de toutes les activités y compris sport et piscine. Si un deuxième œil doit être opéré, il est généralement programmé 1 à 2 semaines après le premier.
Les types d'implants intraoculaires
Le choix de l'implant est une décision cruciale, personnalisée selon votre correction optique, vos activités, votre état oculaire et vos attentes.
Implant monofocal
Principe : un seul foyer (généralement réglé pour la vision de loin).
- Excellente qualité de vision à une distance
- Pas de halos ni de perte de contraste
- Pris en charge intégralement par la Sécurité sociale
- Limite : lunettes de près obligatoires pour la lecture
Idéal pour : patients privilégiant la qualité optique pure, conducteurs professionnels, patients avec pathologie rétinienne associée.
Implant torique
Principe : corrige l'astigmatisme en plus de la vision de loin.
- Correction de l'astigmatisme cornéen préexistant
- Nécessite un alignement précis sur l'axe (marquage préopératoire)
- Excellente qualité de vision sans lunettes de loin
- Limite : lunettes de près toujours nécessaires
Idéal pour : patients astigmates (à partir de 0,75 dioptrie de cylindre).
Implant EDOF (profondeur de champ étendue)
Principe : étend la zone de netteté de loin à intermédiaire par modification du front d'onde.
- Vision nette de loin et à distance intermédiaire (60-80 cm : écran, tableau de bord)
- Très peu de halos et glare (meilleure tolérance que le multifocal)
- Bonne vision de près fonctionnelle mais parfois insuffisante pour les petits caractères
- Limite : appoint possible en lunettes de près pour la lecture prolongée
Idéal pour : patients actifs sur écran, souhaitant peu de phénomènes lumineux.
Implant multifocal (trifocal)
Principe : crée plusieurs foyers (loin, intermédiaire, près) par anneaux diffractifs.
- Indépendance totale aux lunettes à toutes les distances
- Excellente vision de près (lecture, téléphone)
- Limites : halos et glare possibles (surtout les premiers mois, puis neuroadaptation), légère perte de sensibilité au contraste
Idéal pour : patients très motivés par l'indépendance aux lunettes, sans pathologie rétinienne, avec peu d'astigmatisme résiduel.
Risques et complications
La chirurgie de la cataracte est l'une des interventions les plus sûres de la médecine moderne. Néanmoins, comme tout acte chirurgical, elle comporte des risques qu'il est important de connaître.
Une intervention sûre et éprouvée
Le taux de réussite dépasse 99 %. Les complications graves sont exceptionnelles. La grande majorité des patients retrouvent une vision satisfaisante dès le lendemain.
Complications rares mais sérieuses
- Endophtalmie (infection intraoculaire) : 0,05 % (1/2000). Urgence absolue nécessitant une injection intravitréenne d'antibiotiques en urgence. Prévenue par les collyres antibiotiques et l'antisepsie peropératoire.
- Décollement de rétine : 0,5 à 1 % dans l'année suivant l'intervention. Risque accru chez le myope fort. Symptômes d'alerte : éclairs lumineux, « pluie de suie », voile sombre.
- Œdème maculaire cystoïde (syndrome d'Irvine-Gass) : 1 à 2 %. Baisse de vision secondaire à 4-6 semaines. Traitement par collyres AINS et corticoïdes, rarement injection intravitréenne.
- Décompensation cornéenne : œdème cornéen persistant par atteinte de l'endothélium. Exceptionnel avec les techniques modernes.
Complication fréquente et bénigne
- Opacification capsulaire postérieure (« cataracte secondaire ») : 10 à 30 % dans les 2 à 5 ans. La capsule postérieure du cristallin, laissée en place lors de la chirurgie, s'opacifie progressivement par prolifération cellulaire.
Traitement : laser YAG. L'opacification capsulaire est traitée simplement par capsulotomie au laser YAG :
- Geste réalisé en consultation, sans anesthésie
- Durée : 2 à 3 minutes, totalement indolore
- Le laser crée une ouverture dans la capsule opacifiée
- Récupération visuelle immédiate
- Geste définitif : pas de récidive possible
Signes d'alerte postopératoires
Consultez en urgence en cas de : douleur intense, baisse brutale de vision, rougeur importante, éclairs lumineux ou voile noir. Ces signes, bien que rares, nécessitent un examen immédiat.
Questions fréquentes
Est-ce douloureux ?
Non. L'intervention est réalisée sous anesthésie topique (gouttes). Vous ne ressentez aucune douleur pendant l'opération, seulement un contact et des lumières. Après l'intervention, une légère gêne ou sensation de grain de sable est possible pendant 24 à 48 heures, facilement soulagée par des larmes artificielles.
Combien de temps dure l'opération ?
L'intervention elle-même dure entre 10 et 20 minutes par œil. Comptez environ 2 heures de présence à la clinique au total (préparation, dilatation, intervention et surveillance postopératoire).
Quand peut-on conduire ?
La conduite est interdite le jour de l'intervention. Elle est généralement possible dès le surlendemain (J2) si la vision est suffisante (au moins 5/10). La conduite nocturne peut être gênée les premières semaines en raison de halos transitoires.
L'implant dure-t-il toute la vie ?
Oui. L'implant intraoculaire est fabriqué en matériau acrylique biocompatible conçu pour durer toute la vie. Il ne s'use pas, ne se dégrade pas et ne nécessite aucun entretien. Aucun remplacement n'est nécessaire.
Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?
La chirurgie bilatérale simultanée est de plus en plus pratiquée dans certains pays. En France, la pratique habituelle reste d'opérer les deux yeux à 1 à 2 semaines d'intervalle afin de vérifier le résultat du premier œil et de minimiser le risque infectieux bilatéral.
Aurai-je encore besoin de lunettes ?
Cela dépend de l'implant choisi. Avec un implant monofocal, des lunettes de près seront nécessaires. Avec un implant trifocal, plus de 90 % des patients se passent totalement de lunettes. Avec un EDOF, un appoint de près peut être utile pour la lecture prolongée.
La cataracte peut-elle revenir ?
Non. Une fois le cristallin retiré et remplacé par un implant, la cataracte ne peut pas récidiver. En revanche, la capsule postérieure peut s'opacifier (« cataracte secondaire ») dans 10 à 30 % des cas, mais se traite facilement en 2 minutes par laser YAG en consultation.
Quel est le prix de l'opération ?
La chirurgie de la cataracte avec implant monofocal est intégralement prise en charge par la Sécurité sociale et la mutuelle. Les implants premium (trifocaux, EDOF, toriques) impliquent un supplément non remboursé variable selon le type d'implant (généralement 300 à 800 euros par œil). Un devis détaillé est remis lors de la consultation préopératoire.
Échographie oculaire
L'échographie oculaire est pratiquée au sein du centre, en complément des autres examens d'imagerie. Cet examen est indispensable lorsque la visualisation directe des structures intraoculaires est impossible (milieux opaques, mesures biométriques préopératoires, exploration vasculaire), grâce à des ultrasons à haute fréquence sans rayonnement ionisant.
Mode B (coupe 2D)
Image bidimensionnelle en temps réel du globe oculaire (10 MHz, pénétration ~50 mm). Examen de référence en cas de milieux opaques : décollements de rétine, hémorragies intravitréennes, tumeurs, corps étrangers.
Biométrie mode A
Mesure de la longueur axiale, de la profondeur de chambre antérieure et de l'épaisseur du cristallin pour le calcul de l'implant avant chirurgie de la cataracte. Précision ± 0,1 mm.
UBM (35-50 MHz)
Exploration haute résolution (25-50 µm) du segment antérieur : angle irido-cornéen, corps ciliaire, dimensionnement des implants phakes ICL et contrôle post-opératoire.
Doppler couleur orbitaire
Analyse des flux sanguins orbitaires et rétrobulbaires (artère ophtalmique, artère centrale de la rétine), indiquée dans les pathologies vasculaires et le bilan de sténose carotidienne.
Vidéos YouTube & Instagram
Cette rubrique accueillera bientôt des vidéos cliquables, à ouvrir directement sur YouTube ou Instagram.
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